Ingénierie de formation · Formation hybride

Formation hybride : relier les activités pour apprendre.

Formation hybride et blended learning : définitions, tutorat, évaluation et exemple de parcours de 6 heures associant présentiel et distance.

Illustration générée : des adultes échangent en salle de formation avec une participante à distance sur un écran
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Des repères. Des sources. Du sens.

Une formation hybride articule des activités en présence et à distance au service d’un même objectif.
Karine Bertin
Karine BertinFondatrice d’Evolut’In Academy
Auditrice Qualiopi
Découvrir son expertise →
22

Les compétences numériques du cadre DigCompEdu

Le cadre de la Commission européenne décrit 22 compétences réparties en six domaines. Il concerne aussi l’éducation des adultes et la formation professionnelle. Ce repère aide à situer le numérique dans une pratique pédagogique plus large ; ce n’est pas une mesure d’efficacité du blended learning.

Consulter la source : Commission européenne — JRC, cadre de compétences numériques des éducateurs DigCompEdu
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repères opérationnels

Des points de contrôle reliés aux décisions concrètes du métier.

5

étapes de mise en pratique

Une méthode courte pour passer de l’information à l’action.

5

sources vérifiées

Des références institutionnelles ou expertes, accessibles par lien direct.

Une formation hybride articule des activités en présence et à distance au service d’un même objectif. Dans cet article, le terme blended learning désigne cette combinaison organisée. Une activité prépare la suivante : une lecture sert à questionner un cas, l’atelier permet de s’entraîner et une production ultérieure montre ce qui est transféré. La qualité du parcours dépend de ces liens, des consignes et de l’accompagnement. Réunir des vidéos et une journée en salle ne suffit donc pas à concevoir une progression.

Vous souhaitez transformer une formation en salle pour laisser plus de souplesse aux participants. La première question pourrait être : quelles parties mettre en ligne ? Il est plus utile de commencer par les situations que les personnes devront savoir traiter à la fin. Certains apprentissages gagnent à être préparés individuellement, d’autres demandent une confrontation des points de vue ou un essai accompagné. C’est cette différence qui aide à choisir les modalités.

L’UNESCO emploie une définition large du blended learning, associant plusieurs méthodes et une part de contenus en ligne ; l’usage courant renvoie notamment à la combinaison de face-à-face et de technologies. Le vocabulaire varie selon les organismes. Pour éviter les malentendus, décrivez toujours les lieux, les horaires, le travail attendu et le soutien disponible. Une étiquette commerciale ne permet pas, à elle seule, de comprendre comment une personne apprendra.

Le parcours présenté ici est un exemple de conception pour des professionnels de la formation. Ses six heures, ses activités et son calendrier sont fictifs. Il ne s’agit ni d’une nouvelle offre commerciale d’Evolut’In Academy, ni d’un découpage imposé pour une certification. Les recommandations qui suivent proposent des choix pédagogiques à adapter au public, au métier et aux contraintes du projet.

Pour approfondir ce sujet, consultez la référence suivante : UNESCO — définition du blended learning dans l’outil pour l’apprentissage tout au long de la vie.

Une équipe de formateurs internes doit mieux analyser les demandes de formation.

Dans cette situation fictive, six formateurs internes reçoivent régulièrement des demandes telles que « il faut former les nouveaux à la communication ». Ils savent préparer un support, mais commencent parfois à le rédiger avant d’avoir identifié le problème de travail. La responsable souhaite qu’ils puissent mener un entretien de clarification, reformuler le besoin et proposer un objectif observable.

Le projet dispose de six heures d’activités pour chaque participant, réparties sur deux semaines. Une demi-journée en salle est possible ; les autres temps doivent se dérouler à distance. Le concepteur choisit un seul cas fil rouge, complété par une situation nouvelle en fin de parcours. Chaque étape produit un élément réutilisé ensuite : questions, notes d’entretien, reformulation, objectif et retour d’expérience.

La réussite n’est pas définie par le nombre de vidéos ouvertes. À la fin, chaque participant devra distinguer un fait d’une interprétation, poser une question utile, vérifier sa reformulation auprès du commanditaire et relier l’objectif proposé au problème décrit. Ces quatre repères serviront dès le premier essai, puis lors de l’évaluation finale.

Cette situation est fictive et inspirée de questions fréquemment rencontrées sur le terrain. Elle ne décrit pas une personne ou une organisation réelle.

Quatre décisions à rendre explicites sans alourdir la méthode.

Repère 01

Le résultat attendu

Décrire une action observable donne un cap commun à l’ensemble du parcours. Les modalités peuvent varier, mais toutes doivent contribuer à cette action.

  • Une situation professionnelle identifiable
  • Une production ou une action à observer
  • Des critères annoncés aux participants
Repère 02

La fonction de chaque modalité

Attribuer une fonction précise à chaque temps évite la répétition. On peut préparer seul, comparer en groupe, s’exercer avec un retour et revenir sur un essai réalisé ensuite.

  • Préparation ciblée
  • Entraînement accompagné
  • Réinvestissement et retour
Repère 03

Le passage entre les activités

L’apprenant doit comprendre ce qu’il emporte d’une étape et ce qu’il en fera à la suivante. Cette continuité mérite d’être écrite dans les consignes.

  • Une production attendue
  • Un lieu de dépôt connu
  • Un usage prévu au prochain rendez-vous
Repère 04

Le temps réellement disponible

Le travail autonome nécessite un créneau et des moyens. Prévoir seulement les rendez-vous synchrones laisse une partie importante du parcours sans organisation.

  • Durées moyennes annoncées
  • Accès aux ressources vérifié
  • Interlocuteur et modalités de réponse précisés
Nommer précisément

Présentiel, distanciel, synchrone : deux questions différentes.

Le lieu et le moment de l’activité ne disent pas la même chose. Le présentiel réunit des personnes dans un même lieu. Le distanciel permet de participer depuis un autre lieu. Le synchrone suppose un rendez-vous au même moment, par exemple un atelier en salle ou une visioconférence. L’asynchrone laisse une plage pour réaliser une activité sans présence simultanée de tous les participants.

Une formation entièrement à distance peut donc comporter des échanges synchrones et des activités asynchrones. Pour la présenter clairement, indiquez ces deux composantes. Dans le sens retenu ici, le parcours hybride comporte aussi du présentiel. Cette précision évite qu’un candidat attende des regroupements en salle alors que l’ensemble du parcours se déroule en ligne.

L’enseignement simultané à un groupe en salle et à des personnes connectées est une configuration particulière. Il oblige à penser la prise de parole, l’écoute, la visibilité des supports et les activités des deux groupes. Ce n’est pas la seule manière d’hybrider. Des regroupements en présence alternant avec du travail accompagné à distance peuvent être organisés sans diffuser les ateliers en direct.

  • Décrire où se déroule chaque activité.
  • Distinguer les rendez-vous fixes des plages de travail autonome.
  • Préciser la participation attendue pour les personnes à distance.

Une formulation plus utile qu’une étiquette

Écrivez par exemple : « un atelier en salle, deux échanges en visioconférence et deux activités guidées à réaliser entre les rendez-vous ». Le lecteur peut alors se représenter son organisation.

Choisir la progression

Répartir les activités à partir de leur utilité.

Prenez l’objectif final et décomposez ce que la personne doit apprendre pour le réaliser. Dans notre exemple, conduire un entretien demande d’abord de repérer une demande imprécise, puis de poser des questions et de reformuler. Le concepteur peut donner un court dialogue à analyser avant le regroupement. Le temps collectif sert ensuite à comparer les interprétations et à s’exercer.

Pour décider, examinez trois éléments : la difficulté de l’activité, le besoin de retour immédiat et les conditions matérielles. Un participant peut relire une fiche courte à son rythme. En revanche, un exercice qui comporte des décisions difficiles peut nécessiter un échange avec le formateur. Une manipulation exigeant un équipement particulier doit être organisée là où cet équipement et l’encadrement sont accessibles.

Le choix ne se réduit pas à déplacer la théorie en ligne et la pratique en salle. On peut mener un entretien simulé en visioconférence, réfléchir individuellement pendant un atelier ou préparer en présence une tâche à poursuivre ensuite. Le scénario pédagogique explique pourquoi la modalité choisie convient à l’activité, et comment le résultat sera exploité.

Une continuité simple peut suffire : le participant dépose trois questions avant la classe virtuelle ; le formateur en sélectionne quelques-unes pour la discussion ; chacun révise ensuite sa trame et l’utilise pendant le jeu de rôle. Aucune production n’est demandée seulement pour remplir une case. Si une tâche n’a aucun usage ultérieur, son intérêt mérite d’être réexaminé.

  • Associer chaque activité à un objectif précis.
  • Identifier quand un retour humain est nécessaire.
  • Réutiliser une production dans l’étape suivante.

Le test du lien entre deux étapes

Complétez la phrase : « Ce travail prépare les participants à… et nous l’utiliserons pour… ». Si la suite reste vague, clarifiez l’activité avant de choisir l’outil qui l’hébergera.

Rendre l’aide accessible

Prévoir le tutorat pendant les temps autonomes.

Une consigne de travail autonome devrait permettre de répondre à cinq questions : quel est le but, que faut-il faire, avec quelle ressource, en combien de temps et que faut-il remettre ? Ajoutez le canal à utiliser en cas de difficulté. « Consultez le module avant mardi » devient ainsi une activité compréhensible : lire le cas, relever deux informations manquantes et déposer ses questions avant la classe virtuelle.

Séparez les difficultés techniques des difficultés d’apprentissage. Un lien inaccessible appelle une solution d’accès ; une reformulation inexacte appelle un retour pédagogique. Le parcours doit indiquer qui répond à chacune et à quel moment. Le formateur peut annoncer des temps de réponse adaptés à son organisation, puis vérifier qu’il peut réellement les tenir.

Lorsqu’un travail n’est pas remis, commencez par chercher ce qui bloque. La personne a-t-elle compris l’attendu ? Dispose-t-elle du matériel et du temps prévus ? L’activité est-elle trop longue ? Une prise de contact ciblée peut conduire à ajuster une consigne ou à proposer un appui. Le même rappel automatique adressé à tous ne fournit pas ces informations.

Pour une action de formation réalisée en tout ou partie à distance, l’article D6313-3-1 du Code du travail prévoit une aide technique et pédagogique adaptée, l’information sur les activités à réaliser et leur durée moyenne, ainsi que des évaluations au cours ou à la fin de la formation. Ces trois exigences doivent être organisées concrètement. Elles ne constituent pas, à elles seules, une vérification de toutes les obligations applicables à un organisme.

  • Rendre les consignes et les échéances faciles à retrouver.
  • Donner un contact pour les questions techniques et pédagogiques.
  • Prévoir un retour exploitable sur les productions demandées.

Un retour qui permet d’agir

« Votre question suppose déjà une cause ; reformulez-la pour faire décrire les faits » aide davantage que « à approfondir ». Le retour désigne un point précis et une modification que la personne peut essayer.

Observer les apprentissages

Évaluer les acquis et la continuité du parcours.

Distinguez l’activité réalisée de la compétence démontrée. Ouvrir une ressource, participer à une classe virtuelle ou remettre un fichier renseigne sur le déroulement. Pour savoir ce qui a été appris, examinez une réponse, une réalisation ou une action à partir de critères. Dans le cas proposé, le formateur observe la conduite de l’entretien et la qualité de l’objectif formulé.

Le diagnostic initial sert à adapter le travail. Les retours pendant les essais permettent de progresser. Une situation finale nouvelle vérifie si la personne peut réutiliser la méthode sans reproduire simplement le corrigé. Conservez les mêmes critères essentiels entre ces moments, tout en tenant compte du niveau d’aide fourni à chaque étape.

Interrogez également les transitions. Si le groupe arrive en atelier sans la trame attendue, le problème peut venir de la consigne, d’une charge excessive ou d’un manque de temps réservé. Si les trames sont complètes mais restent inutilisées, le scénario doit préciser leur place. Ces observations orientent une modification concrète : raccourcir une ressource, déplacer un retour ou mieux préparer le jeu de rôle.

Pour l’accessibilité, anticipez les difficultés d’usage : support lisible, consigne écrite, ressource vidéo accompagnée d’une transcription, navigation au clavier et alternative lorsque la connexion est fragile. Testez le parcours avec les moyens réellement disponibles. Le cadre DigCompEdu de la Commission européenne relie les compétences numériques des éducateurs à plusieurs domaines, dont l’apprentissage, l’évaluation et l’autonomie des apprenants ; il invite à dépasser la seule maîtrise des outils.

  • Utiliser une grille courte avec des critères observables.
  • Comparer les essais en tenant compte de l’aide apportée.
  • Modifier une difficulté précise, puis observer le nouvel essai.

Une amélioration documentée

Notez le constat, la modification retenue et ce que vous observerez ensuite. Par exemple : « Les questions déposées restent générales ; ajouter un contre-exemple dans la consigne ; vérifier si les nouvelles questions portent sur des faits. »

Développer ses compétences

Concevoir, animer ou piloter : identifier le rôle à développer.

Avant de choisir une formation pour développer cette pratique, identifiez votre responsabilité. Vous souhaitez préparer les activités, animer les regroupements et accompagner les participants ? Le titre Formateur professionnel d’adultes traite notamment la conception multimodale, l’animation, l’évaluation et le tutorat. La fiche RNCP37275 de France compétences permet de consulter les compétences et les modalités de certification.

Si votre rôle consiste à cadrer un projet, coordonner plusieurs intervenants, organiser son déploiement et suivre sa qualité, examinez aussi le parcours Chargé de projets de formation et d’enseignement. Comparez ses blocs, vos acquis et votre besoin de professionnalisation. L’objectif est de choisir un périmètre cohérent avec les missions que vous souhaitez exercer.

Sur Academy, les pages de formation présentent le programme et les modalités du parcours. Le FPA et le RNCP39842 sont proposés à distance : apprendre à concevoir un dispositif hybride n’implique pas que la formation suivie comporte elle-même des regroupements en salle. Le premier échange sert à vérifier le projet, les prérequis et l’organisation avant de retenir un parcours.

  • Comparer les compétences visées aux missions souhaitées.
  • Lire le programme et les modalités d’évaluation.
  • Vérifier le temps à prévoir et les conditions d’accompagnement.

Apporter un projet au premier échange

Une description courte de votre public, de la difficulté rencontrée et du parcours que vous souhaitez concevoir constitue un bon point de départ pour discuter de votre besoin de formation.

Un exemple de six heures sur deux semaines.

Ce déroulé fictif reprend le cas des six formateurs internes. Les durées correspondent au temps prévu pour chaque participant : 30 + 60 + 180 + 60 + 30 minutes, soit 360 minutes. Les trois heures en salle et les trois heures à distance contribuent au même objectif. Cette répartition est un choix de conception pour l’exemple, pas une norme.

  1. 01
    Temps 1

    Semaine 1 · Préparer · 30 min à distance, en autonomie

    Lire une demande de formation fictive et relever les informations manquantes. Rédiger trois questions de clarification, puis les déposer au même endroit que la consigne. Le formateur consulte ces productions avant le rendez-vous collectif ; elles serviront de point de départ à la comparaison des questions.

  2. 02
    Temps 2

    Semaine 1 · Comparer · 60 min en visioconférence

    Mettre en discussion plusieurs questions déposées, repérer celles qui orientent la réponse et les reformuler. Construire une trame commune autour des faits, du public, des contraintes et du résultat attendu. Chaque participant repart avec une première grille d’entretien et les quatre critères d’observation.

  3. 03
    Temps 3

    Semaine 2 · S’entraîner · 180 min en présence

    Prévoir 20 minutes de reprise de la trame, 40 minutes pour un premier jeu de rôle, 30 minutes de retour, 40 minutes pour un second essai avec changement de rôle, 30 minutes de formulation des objectifs et 20 minutes de synthèse. Les rôles de commanditaire, formateur et observateur tournent entre les participants. Les remarques de l’observateur doivent s’appuyer sur les critères annoncés.

  4. 04
    Temps 4

    Semaine 2 · Réinvestir · 60 min à distance, en autonomie

    Traiter une nouvelle demande fictive : préparer ses questions, analyser les réponses fournies et rédiger une reformulation du besoin accompagnée d’un objectif. Joindre une courte explication des choix et du point encore incertain. Cette production individuelle permet au formateur de préparer un retour différent pour chaque participant.

  5. 05
    Temps 5

    Semaine 2 · Consolider · 30 min en visioconférence

    Consacrer 10 minutes à la lecture des retours préparés sur les productions, 10 minutes à la correction d’un point partagé et 10 minutes à la planification du prochain essai professionnel. Chaque participant note l’ajustement qu’il veut tester. Si une difficulté nécessite un accompagnement supplémentaire, son organisation est discutée explicitement.

Faites le point sur votre pratique.

  • Quelle production permettra de voir que l’objectif est atteint ?
  • Quelle activité prépare réellement le prochain regroupement ?
  • À quel moment chaque participant reçoit-il un retour sur son travail ?
  • Le temps autonome est-il réalisable avec les contraintes annoncées ?
  • Quelle solution est prévue lorsqu’un outil ou une connexion fait défaut ?
  • Quels éléments devront être repris lors de la prochaine session ?

Les raccourcis qui fragilisent le résultat.

Ajouter des ressources sans retirer de charge

Mettre des vidéos avant un atelier déjà complet allonge le parcours. Estimez le temps nécessaire pour consulter, essayer, produire et corriger. Si le budget de temps est dépassé, choisissez ce qui contribue le plus directement à l’objectif et simplifiez le reste.

Répéter le même contenu dans chaque modalité

Une préparation qui est intégralement refaite en séance perd sa fonction. Réutilisez plutôt ce qu’elle a produit : erreurs, questions ou décisions. Prévoyez un appui pour ceux qui ont rencontré une difficulté sans transformer systématiquement l’atelier en nouvelle lecture du support.

Confondre autonomie et absence de soutien

Une activité autonome peut être guidée et suivie. Rendez visibles les points d’appui, les échéances et les possibilités de retour. Le niveau de guidage peut évoluer au fil du parcours, lorsque les personnes comprennent mieux le travail attendu.

Choisir le logiciel avant le scénario

Un catalogue de fonctionnalités ne dit pas comment organiser l’apprentissage. Définissez d’abord les activités, les échanges et les productions, puis retenez un environnement capable de les soutenir avec un nombre raisonnable de manipulations pour les participants.

Un parcours hybride réussi rend les liens visibles.

Pour concevoir un blended learning cohérent, partez d’une compétence observable, attribuez une fonction à chaque activité et préparez les passages entre les modalités. Donnez aux participants un cadre de travail autonome compréhensible et des retours utilisables. L’exemple de six heures montre une possibilité ; votre parcours doit être dimensionné à partir du public, des contraintes et des apprentissages visés.

Construisez le scénario sans perdre le fil du parcours.

EasyIngénierie organise modules, séquences et sous-séquences dans une progression cohérente. La méthode 3A et les leçons en cinq temps facilitent l’alternance entre mobilisation, apport, pratique, feedback et ancrage, avec une continuité vers EasyLMS et les supports destinés aux formateurs.

  • Modules et séquences structurés
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Qu’est-ce qu’une formation hybride ou blended learning ?

Dans l’usage retenu ici, c’est un parcours qui associe présence et distance autour d’un objectif commun. Les ressources, les échanges et les activités sont reliés : une préparation peut alimenter un atelier, puis une production individuelle permet de réutiliser ce qui a été appris. Demandez le déroulé précis, car le vocabulaire peut varier selon les organismes.

Une formation hybride est-elle forcément moitié en salle, moitié en ligne ?

L’exemple de cet article répartit six heures entre trois heures en présence et trois à distance. C’est un choix pour une situation fictive. Pour votre projet, la répartition se décide selon les compétences visées, le besoin d’équipement, le public et l’accompagnement nécessaire ; l’étiquette hybride ne permet pas d’en déduire un pourcentage.

Quelle différence entre synchrone et asynchrone ?

Une activité synchrone réunit les participants au même moment, en salle ou à distance. Une activité asynchrone se réalise dans une plage prévue, sans présence simultanée de tous. Elle peut rester accompagnée : une consigne détaillée, un échange avec le formateur et un retour sur la production peuvent être organisés.

Comment éviter de perdre les apprenants entre deux séances ?

Précisez le but, le travail demandé, la durée moyenne, l’échéance, le lieu de dépôt et le canal d’aide. Au rendez-vous suivant, réutilisez le travail préparé. En cas de non-remise, cherchez ce qui bloque avant de conclure à un manque d’engagement : accès, compréhension, disponibilité ou difficulté de l’activité.

Une plateforme et des vidéos suffisent-elles pour la partie à distance ?

Ces outils peuvent soutenir le parcours, mais il faut aussi organiser les activités, l’aide et les évaluations. Pour une action de formation en tout ou partie à distance, l’article D6313-3-1 prévoit un accompagnement technique et pédagogique adapté, l’information sur les tâches et leur durée moyenne, ainsi que des évaluations pendant ou à la fin du parcours.

Comment mesurer les acquis dans un parcours hybride ?

Observez une production ou une action avec des critères annoncés. Dans l’exemple, le participant analyse une demande, questionne, reformule et propose un objectif cohérent. Une connexion à la plateforme indique une activité de navigation ; elle ne démontre pas à elle seule la maîtrise de cette compétence.

Quelle formation choisir pour concevoir ou piloter un parcours hybride ?

Comparez votre besoin aux compétences des parcours. Le FPA porte notamment sur la conception, l’animation et l’accompagnement des apprenants ; le RNCP39842 permet d’explorer le pilotage de projets de formation. Sur Academy, ces formations sont présentées à distance. Le programme et un échange de positionnement permettent de vérifier laquelle correspond à votre projet.

Références officielles.

Les informations réglementaires et professionnelles ont été vérifiées le 8 septembre 2026. Les liens ouvrent directement les ressources institutionnelles utilisées pour cet article.

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Échangeons sur les compétences que vous souhaitez développer, votre expérience et les parcours adaptés à votre projet de formateur ou de chargé de projets.

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